Annie Cosseau
Conseillère en Relations Humaines
Développement Personnel

LA ROCHELLE

De quoi parle-t-on ? Il s’agit de violences conjugales : c’est la même chose.

Ce tabou sociétal on en parle de plus en plus car des témoignages sous forme de livres, de blogs, de sites, etc… sortent actuellement, qu’ils soient d’anonymes, de célébrités ou  de personnes publiques.

 De plus, un téléfilm paraît très prochainement « Jacqueline Sauvage, c’était lui ou moi » avec Muriel ROBIN  dont la diffusion est programmée le 1er octobre prochain sur TF1.

Il est temps que la société s’empare de ce fléau qui fait beaucoup de victimes, non seulement les femmes elles-mêmes, mais aussi les enfants de ces couples qui sont des victimes collatérales pas suffisamment prises en compte.

On parle de violences  mais attention celles-ci peuvent être physiques ou plus souvent psychologiques voire les deux et ces dernières ont le mérite de ne pas se voir. Ainsi pas de traces : bien sûr puisque ayant lieu dans le huis clos familial et donc sans témoins sauf dans certaines situations où le conjoint violent peut procéder à un certain travail de « sape » vis-à-vis de madame : devant des amis par exemple, qui eux ne s’apercevront de rien et pourront ensuite attester soit du mauvais caractère de madame qui ne comprend pas la plaisanterie ou du fait qu’elle ne parle pas et n’est pas sociable, ou de l’aide que monsieur lui apporte gentiment à servir le repas…   Or ces personnes ne savent pas ce qui s’est passé avant leur arrivée ni après  leur départ, ni ce qu’il a dit à madame sur eux, ni  le manque d’aide de sa part le reste du temps… 

Oui les profils des auteurs sont variés et souvent très toxiques voire pervers.

Je parle des femmes mais il y a aussi des hommes victimes (statistiquement moins nombreux) mais pour qui il est aussi difficile de témoigner, de déposer plainte, de partir.

Souvent ces femmes vivent des calvaires : non seulement elles sont victimes de leur conjoint/compagnon mais de plus elles vont avoir des difficultés dans leur vie quotidienne :

            Relationnelles : difficultés à aller vers les autres, regard et jugement des autres envers elles, plaintes de voisins contre le bruit, etc… https://www.marianne.net/societe/violence-conjugale-quand-l-inaction-du-voisinage-vire-la-non-assistance-personne-en-danger

            Isolement : monsieur aura fait le nécessaire pour ne plus voir ni famille ni amis, ne plus sortir, voire aura interdit de travailler

Puis lorsqu’elles arrivent à partir, à quitter leur enfer, elles auront non seulement toujours des difficultés d’ordre :

            Relationnel : en raison des trahisons passées, témoignages voire attestations contre elles

            Isolement : plus personne ne sera là pour les aider car le « nettoyage » des relations  aura été fait dans leur dos, y compris au niveau professionnel (elles devront trouver un travail voire parfois en changer en raison du sabotage effectué par le conjoint/compagnon auprès des collègues)

            Mais aussi :

            De santé, surtout si elles ont été blessées : douleurs, soins divers et leurs coûts (coûts des soins eux-mêmes et des frais engendrés en allers/retours), affronter le jugement des soignants avant de trouver les bons, humainement et formés à cela, eh oui de ce côté-là il y a aussi du travail à faire ! (Il y a beaucoup de dysfonctionnements de ce côté-là aussi…)

            De travail : difficultés à assurer leur travail d’où des arrêts  plus fréquents que dans le reste de la population en raison de leurs blessures et des troubles post traumatiques, diminution de salaire en raison de mi-temps thérapeutiques ou en raison des durées des arrêts maladie non complétés par une assurance complémentaire = aller simple vers la précarité

            De logement : nombre de chambres, conditions dignes pour pouvoir  garder les enfants aux yeux de la justice, contraintes d’accessibilité si problèmes de mobilité dus aux blessures, éloignement de l’ancien domicile : d’où de nombreux  critères et dans l’urgence …et donc prix du logement élevé (en effet, pour différentes raisons elles ne bénéficient pas toutes d’un logement trouvé par les associations spécialisées)

            Matériel : il va falloir assurer la garde des enfants ce qui a un coût si elles travaillent,  ou tout simplement pour assumer leurs rendez-vous médicaux, meubler leur nouveau logement car le temps que les procédures aient eu lieu et que les jugements soient prononcés il faut vivre c’est-à-dire se nourrir, s’habiller  et se coucher. Et même avec le minimum il faut de l’argent pour acheter le nécessaire !! Car oui elles ne récupèrent pas aussitôt leurs affaires ni celles de leurs enfants, voire pas du tout ou de très longs mois après !

Il n’y a pas une seule journée sans que soient relatés dans les journaux (et il y a autant sinon plus de cas passés sous silence !) des affaires de ce style que vous pouvez trouver sous différents titres : différend familial, drame familial, drame de la jalousie, drame de la séparation, drame passionnel, etc…Heureusement depuis quelques temps, de plus en plus de journalistes sont sensibilisés et intitulent leurs articles violences conjugales ce qui est la véritable appellation.  Essayez, pour vous rendre compte vous-même, de taper sur votre moteur de recherche, ne serait-ce que pendant une semaine, et ce chaque jour,  vous vous rendrez compte du nombre important d’articles. Je l’ai fait depuis le début de l’année pour me rendre compte…effarant !!

Ne croyez pas que ce fléau existe seulement dans les couches sociales dites défavorisées : vous trouvez cela dans toutes les classes sociales ouvriers, employés, cadres, professions libérales, etc…

Difficile pour ces femmes de parler. Imaginez que votre conjoint est notable dans une petite ville et que vous êtes sous son  emprise : comment pouvez-vous vous en sortir facilement ? Qui vous croira ? Qui osera vous aider ? Car n’en doutez pas, monsieur aura fait le nécessaire au préalable pour vous faire passer pour folle ou hystérique, ou dérangée, ou caractérielle, ou autre… leur imagination n’a pas de limites…  aux yeux de tous.

Par contre, lui jouera le rôle de la victime, pleurera sur commande (oui ils le font très bien) auprès de sa famille, des voisins, des collègues, et toute personne qui voudra bien l’entendre afin d’obtenir du soutien, des  attestations si besoin, tout en se moquant plus ou moins ouvertement des personnes qui l’auront soutenu de quelque façon que ce soit. Il n’est pas beau le portrait ? Mais tellement vrai ! Ne dirait-on pas une forme de préméditation parfois ? (Définition de la préméditation : Résolution prise avant d'effectuer une action)

Alors oui voire ces comportements de manière soit  spirituelle, humaniste, soit psychologique, psychanalytique est nécessaire pour appréhender la compréhension de ce mode de fonctionnement mais auparavant il est essentiel de mettre devant leurs responsabilités ces auteurs de violence et là il n’y a que la justice qui peut les y obliger.

               


Articles similaires

Derniers articles

Inscription à la Newsletter

Envoyé !

Catégories

Réalisation & référencement Simplébo   |   Site partenaire de Annuaire Thérapeutes

Connexion